Comment font-ils un test de rage sur les chiens

Jan 11, 2024

Le dépistage de la rage chez le chien consiste à examiner des échantillons de salive, de sang, de liquide céphalo-rachidien ou de tissu cérébral de l'animal. Ce processus est crucial pour déterminer si un chien a contracté le virus de la rage. Un diagnostic précis et rapide de la rage est vital pour la santé animale et humaine, car la rage est une maladie mortelle qui peut être transmise à l'homme par une morsure ou une égratignure d'un animal infecté.

 

La principale méthode utilisée pour tester la rage chez les chiens est le test d'anticorps fluorescents directs (dFAT), qui examine les tissus cérébraux pour détecter la présence du virus de la rage. Cependant, l’obtention de tissus cérébraux nécessite l’euthanasie de l’animal, ce qui n’est pas toujours idéal ou permis, surtout dans les cas où le chien est un animal de compagnie bien-aimé. Par conséquent, d’autres tests sont souvent effectués avant de recourir au dFAT.

 

Une approche courante consiste à observer les symptômes cliniques. La rage se manifeste par des stades distincts, notamment les stades prodromique, furieux et paralytique, chacun avec son ensemble de symptômes. L'observation de ces symptômes chez le chien peut fortement indiquer la possibilité d'une rage. Cependant, cette méthode n’est pas définitive, car les symptômes peuvent varier et ressembler à d’autres affections.

 

Une autre méthode consiste à examiner la salive ou le liquide céphalo-rachidien du chien pour détecter la présence du virus. Cette approche, connue sous le nom de test de transcription inverse-réaction en chaîne par polymérase (RT-PCR), détecte le matériel génétique du virus de la rage. Il est moins invasif que le dFAT, car il peut être effectué sur des échantillons prélevés alors que le chien est vivant, tels que des prélèvements de salive ou du liquide céphalo-rachidien. Cependant, sa précision peut être affectée par le stade de l’infection et la qualité de l’échantillon.

 

Si un chien suspecté d'avoir la rage a mordu un humain ou un autre animal, des mesures immédiates sont prises pour assurer la sécurité. Dans de tels cas, le chien est souvent mis en quarantaine pour observation, et la décision de l’euthanasier à des fins de test peut dépendre de divers facteurs, notamment du statut vaccinal, des antécédents d’exposition et des réglementations locales.

 

Pour un diagnostic concluant, la référence reste l’examen du tissu cérébral à l’aide du dFAT. Cette méthode consiste à prélever un échantillon de tissu cérébral, généralement le tronc cérébral, et à le colorer avec des anticorps fluorescents qui se lient spécifiquement au virus de la rage. Sous un microscope à fluorescence, la présence du virus peut être confirmée par les motifs fluorescents distincts qu’il produit.

 

Il est important de noter que les protocoles de dépistage de la rage peuvent varier selon les régions et les pays en raison des différentes réglementations et ressources disponibles. De plus, des mesures préventives telles que la vaccination régulière des animaux de compagnie contre la rage jouent un rôle essentiel dans le contrôle de la propagation de la maladie et dans la réduction du besoin de tests de diagnostic.

 

Vous pourriez aussi aimer